
Préparer sa séance d’épilation laser
Le laser vise le poil : il faut le laisser en place et garder la peau à l’abri du soleil. Ce qui se prépare des semaines avant la séance, et ce qui se surveille après.

Préparer son rendez-vous
Un tatouage s’éclaircit en plusieurs séances, et sa disparition complète ne peut jamais être promise. Ce que l’examen détermine, ce qui se prépare, et comment soigner la peau après.
Le détatouage laser repose sur des impulsions extrêmement brèves, qui fragmentent l’encre en particules plus fines ; l’organisme les élimine ensuite lentement, d’une séance à l’autre. Le tatouage s’éclaircit donc par étapes, sur des mois. Mieux vaut savoir dès le départ ce qui peut être annoncé avant de commencer, et ce qui ne le peut pas.
Le nombre de séances ne peut pas être annoncé avant l’examen fait en consultation. Il dépend de la couleur et de la densité de l’encre, de sa profondeur, de l’âge du tatouage, de son emplacement et de votre phototype : un tatouage professionnel très chargé ne se comporte pas comme un tatouage amateur ancien. Les séances sont espacées de six à huit semaines au moins — le temps que l’organisme évacue l’encre fragmentée.
L’objectif est d’éclaircir le tatouage autant que la peau le permet ; sa disparition complète ne peut jamais être promise. Le noir et le bleu foncé répondent le mieux ; le rouge répond selon la longueur d’onde utilisée ; le vert, le bleu clair et le jaune résistent davantage. Une ombre résiduelle, ou une légère différence de teinte ou de texture de la peau, peut persister à la fin du traitement.
Sur une peau mate, un risque s’ajoute : la mélanine de l’épiderme capte une partie de la lumière destinée à l’encre. Il peut en résulter une dépigmentation — une zone plus claire que la peau voisine, qui met des mois à se recolorer et parfois ne se recolore pas entièrement —, plus rarement une tache foncée. D’où des réglages prudents — le 1064 nm est alors en général privilégié — et des séances plus espacées.
Pas de soleil, de cabine UV ni d’autobronzant sur la zone pendant les quatre semaines qui précèdent : comme pour les autres lasers, une peau bronzée ne se traite pas, et le risque de dépigmentation augmente. Si le tatouage est sur une zone découverte, couvrez-le plutôt que de compter sur la seule crème solaire.
La veille ou le matin même, rasez la zone si elle est pileuse, et venez la peau propre, sans crème ni parfum, avec un vêtement ample qui ne frottera pas sur le pansement au retour.
Un traitement photosensibilisant ou par isotrétinoïne, une grossesse ou un allaitement, une tendance aux cicatrices chéloïdes, un herpès si le tatouage est proche des lèvres, un traitement anticoagulant, ou une maladie qui ralentit la cicatrisation, comme un diabète déséquilibré.
Signalez aussi un tatouage qui a déjà démangé, gonflé ou réagi : certaines encres, le rouge surtout, peuvent provoquer une allergie que le laser risque de réveiller. Dites enfin s’il s’agit d’un maquillage permanent ou d’un tatouage recouvert par un autre : ces encres se comportent différemment.
Un test sur une petite surface précède la première séance : sa réaction, observée pendant quelques semaines, montre comment répondent l’encre et votre peau. Il est indispensable pour les teintes claires et le maquillage permanent, qui peuvent foncer sous le laser. Le jour de la séance, vous portez des lunettes de protection ; selon la surface, une crème anesthésiante ou une anesthésie locale est proposée, et la zone est refroidie.
La sensation est plus vive que celle d’une épilation laser — souvent comparée à des projections d’huile chaude. Juste après le tir, la peau blanchit : ce givrage est attendu, ce n’est pas une brûlure, et il s’estompe de lui-même dans la demi-heure. Viennent ensuite une rougeur, un gonflement et parfois quelques points de saignement.
Un pansement est posé en fin de séance. Les jours suivants, nettoyez doucement à l’eau et au savon doux, séchez en tamponnant, appliquez la crème prescrite en couche fine, et protégez la zone d’un pansement propre tant qu’elle suinte.
Des cloques ou des croûtes peuvent apparaître dans les 24 à 48 heures : ne percez pas les cloques, ne grattez pas, laissez les croûtes tomber d’elles-mêmes — c’est ainsi qu’on évite une cicatrice. Pas de bain, de piscine, de mer, de hammam ni de sauna jusqu’à cicatrisation complète, en général une à deux semaines.
Le soleil est proscrit sur la zone pendant toute la durée du traitement : couvrez-la, puis, une fois la peau refermée, ajoutez un SPF 50. Une zone bronzée entre deux séances fait reporter la suivante.
Appelez le cabinet en cas de rougeur qui s’étend, de chaleur, de douleur qui augmente au lieu de diminuer, de pus ou de fièvre : ce sont des signes d’infection. Appelez aussi pour une cloque très étendue ou très tendue, une plaie qui ne se referme pas au bout de deux semaines, ou des démangeaisons et un gonflement qui débordent la zone.
Une zone qui devient nettement plus claire ou plus foncée dans les semaines suivantes mérite aussi d’être montrée : elle oriente les réglages et l’espacement des séances suivantes.
Rien de ce qui précède ne remplace la consultation préalable : elle seule dit si ce geste vous est indiqué, et à quelles conditions.
Ce texte est informatif. Il ne remplace pas une consultation médicale et ne constitue pas une promesse de résultat.
Poursuivre

Le laser vise le poil : il faut le laisser en place et garder la peau à l’abri du soleil. Ce qui se prépare des semaines avant la séance, et ce qui se surveille après.

L’hyaluronidase dissout un acide hyaluronique qui ne convient pas, et devient un geste d’urgence en cas de complication. Ce qu’il faut apporter, et ce qui se passe après.